Apprendre à reconnaître ses faiblesses - Les Chroniques de Jo
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Apprendre à reconnaître ses faiblesses

Oui, hyper important dans la vie de tous les jours, encore plus lorsqu’il question d’écriture et d’auto-édition. Pour ma part, l’auto-publication m’a permis de me confronter à mes faiblesses et d’accepter mes défauts. Cette confrontation avec soi est indispensable en amont de toute publication car je pense sincèrement que le lecteur n’est jamais dupe. Il saura repérer nos incompétences et sa punition sera décisive : il n’achètera pas le bouquin et déroulera le curseur de sa souris sur l’e-book suivant. Ou pire, il l’achètera, le lira et vous laissera une maudite étoile avec un commentaire dévastateur sur Amazon.

Je vais jouer franc jeu. Certains d’entre vous le savent déjà, ma faiblesse, c’est ma légère dyslexie. Le comble pour une auteure. Mais que voulez-vous ? Les mots s’organisent joyeusement dans ma tête mais les lettres se refusent à moi ; elles préfèrent batifoler et danser dans tous les sens.

Accompagnement personnalisé par des professionnels

Ma réponse : un accompagnement personnalisé par une correctrice professionnelle et de nombreux bénis-bêta-lecteurs (oui, c’est leur petit nom). Ah j’oubliais mon logiciel de correction. J’utilise Antidote (qui coûte une centaine d’euros à l’achat), mais il y en a beaucoup d’autres sur le marché.

En matière d’auto-édition, il est bon, avant de se lancer, de faire une petite introspection pour visualiser les domaines qui vont nécessiter plus de travail. Certains auteurs sont doués pour écrire (forcément) mais complètement nul en communication. Or, la maîtrise d’outils comme les réseaux sociaux est un avantage considérable. Pour ma part, j’ai fait le choix d’être présente sur trois d’entre eux. Facebook, que j’utilise plutôt bien, Instagram avec lequel je m’acclimate de plus en plus et Linkedin pour développer un réseau.

La création de ce blog est aussi un moyen de communication sur mes romans, en plus de me permettre de m’exprimer librement.

Les auteurs auto-édités sont multitâches

Si vous faites le choix de l’auto-édition, vous décidez de ne pas seulement être écrivain. Au fil des jours vous deviendrez un chargé de projet, un community manager ou encore un directeur marketing. Certains se découvriront graphistes, commerciaux, voire démarcheurs…

Les casquettes se multiplient en auto-édition. Repérez là où vous êtes bons, et mettez-y le paquet. Et repérez vos lacunes, afin de vous entourer d’amis et de professionnels pour vous épauler.

Quand une maison d’édition publie un ouvrage, de nombreux professionnels ont travaillé sur le manuscrit avant qu’il ne devienne le livre que l’on achète dans le commerce. Notre difficulté, à nous les auto-édités, c’est de jongler entre ces différentes tâches avec une non-expertise évidente.

La complexité des plateformes en ligne

Quand j’ai commencé, ma plus grande galère a été la compréhension de l’utilisation de la plateforme KDP. Sans être une quiche totale en informatique, mes compétences en la matière sont (je dois le reconnaitre) limitées. Combien d’heures ai-je passé à rouspéter contre mon ordi ou KDP (parfois encore mon mari, mais là je m’égare…) car le chargement de tel ou tel document ne se faisait pas complètement ? Pourquoi il me parle de « ppi » alors que jusqu’à présent il était question de « pixel » ? (Non, un PPI, dans ce contexte, n’est pas un plan pluriannuel d’investissement, nous y reviendrons !)

Bref ! Et puis, on essaie, on se plante, on stresse, parce qu’on perd du temps, puis enfin, on clique sur je ne sais quel bouton et ça marche. Ces heures de galère sont finalement très bénéfiques. Petit à petit, l’utilisation de ce logiciel est devenu naturelle. Leur FAQ est très complète et les rares fois où j’ai été amenée à les contacter par mail, j’ai reçu une réponse précise en moins de 48 heures.

Les groupes d’entraide entre auteurs sont aussi une mine d’or de renseignements. Parfois, en deux minutes, on peut avoir la réponse toute bête à notre question toute bête (en même temps, si on sait pas, on peut pas deviner !) Un article à ce sujet sera bientôt disponible (sur les groupes d’auteurs, pas la divination).

Good bye mon ego d’écrivain solitaire

Donc, une fois que l’on sait qu’on est un bon écrivain, un roi de la com et un graphiste en herbe, on se lance. Il n’y a plus qu’à…

Oui, de nouvelles difficultés surviennent chaque jour. Le problème récurent de l’auto-édité est d’assurer la promotion de son ouvrage (en dehors de son cercle familial : on sait que papi et mamie vont te l’acheter ton livre, mais c’est pas vraiment eux ta cible, hein !)

Alors, surtout, on s’accroche, on lâche rien et on y croit. Lorsqu’on écrit, on pense parfois que le plus difficile est l’exercice d’écriture en lui-même. Faux, selon moi. Mon expérience m’a montrée que le plus dur, ce n’est pas l’écriture d’un roman (je dirai même que ça, c’est le plus facile et le plus amusant). Avec l’auto-édition, la chose la plus ardue, c’est d’être lu. C’est un combat de tous les jours. Une bataille acharnée pour avoir des commentaires. Une présence accrue sur des réseaux sociaux. C’est du temps perdu à confectionner des marques-pages promotionnels, à créer des publicités Facebook (qui génèrent des clics mais aucune vente ARRGHH !).

Pour conclure, l’auteur auto-édité doit apprendre à connaître ses faiblesses et à surmonter celle que nous partageons tous : notre isolement.

 

Et vous, quelle est votre plus grosse galère d’auteur auto-édité ?

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