Bien choisir ses bêta-lecteurs - Les Chroniques de Jo
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Bien choisir ses bêta-lecteurs

Non la famille n’est pas toujours de bon conseil. Dans mon cas, faire appel à eux a même failli me décourager et engendrer des conflits.

Demander de l’aide aux bonnes personnes

J’ai fait l’erreur de demander à ma mère de lire le manuscrit de Zéladonia avec toutes ses maladresses orthographiques et son jugement a été… sévère (mais elle a fini par aimer Luen, je vous rassure !). C’est ma faute, car je me suis placée dans une situation inconfortable. Nous avons remonté le temps et j’étais à nouveau cette écolière mal dans ma peau qui subissait les remontrances de sa mère devant un travail imparfait.

Si l’on se lance dans l’auto-édition, il faut se dire qu’à partir de maintenant, on est dans une posture professionnelle. Or, nous le savons, nous ne devons pas mélanger les affaires et la famille. Comment mettre de la distance avec les jugements d’une personne que l’on aime ?

Quand un de mes bêta-lecteurs me dit cash « je me suis fait chier sur tel passage », je relis le texte et j’essaie de construire une réflexion éclairée sur le problème et de le corriger. Lorsque c’est un membre de ma famille qui le déclare, ma réaction devient puérile. Je boude et je lance « si ça te plaît pas, tu n’as qu’à pas le lire ! ». Suis-je bête, c’est moi qui ai demandé de faire ce travail-là. Bref !

Maintenant, je sais qu’il est primordial de soigner mon texte avant de le soumettre à des yeux extérieurs. Mais j’ai aussi appris qu’il fallait que j’autorise la critique constructive pour mieux avancer et présenter un roman de qualité.

Pour cela, je me ménage et je fais appel à des personnes très différentes…

La mère de famille pour les sentiments et l’organisatrice d’événements pour les relations

Alison n’est pas une lectrice de fantasy : pourquoi être bêta-lectrice d’un roman d’un genre qu’elle ne côtoie pas, me direz-vous ? En fait, c’est là tout l’intérêt. Les codes de la littérature de l’imaginaire sont tellement exploités qu’on en oublie parfois qu’il est aussi important d’essayer de séduire ceux qui n’ont jamais voyagé jusqu’en Mordor. Ses remarques se concentrent sur la crédibilité des personnages, son ressenti vis-à-vis de leurs relations ou les situations qu’ils vivent. En plus, elle est sans filtre et c’est génial. Sa note « Luen devient le petit chien chien à sa capricieuse dans tel chapitre » restera gravée ! Quel fou rire ! Mais mettre l’accent sur cette vérité m’a permis de retravailler mon texte pour restaurer mon personnage dans une posture d’amoureux héroïque sans tomber dans le mélodramatique ou la niaiserie.

Le praticien de médecine chinoise pour la vérité et la douceur

Ensuite, il y a Anto. Une perle, d’une patience folle. Lui, il a l’œil vif et repère tout ce que je souhaiterais dissimuler. Les fautes et les coquilles ne lui échappent pas. Pour le tome 1, c’est Anto qui a repris tout le bouquin pour corriger ce que la « professionnelle » n’avait pas détecté. Il aime les grands classiques de la fantasy et a baigné dans cette culture fantastique. Son avis est important et ses conseils sont toujours justes et éclairés. En plus de son regard sur la forme, il me fait part de ce qu’il aurait apprécié voir développer. Il a la pertinence de repérer où, en tant qu’auteure, j’ai été paresseuse ; là où j’ai laissé une action en suspens par exemple. Il me confronte à mes faiblesses, avec douceur bien sûr. Il est ce lecteur intransigeant au regard acéré que l’on redoute parfois. Mais comme il est également la bienveillance incarnée, quelle aide précieuse pour m’accompagner dans cette aventure !

Nico, le poto !

Enfin, il y a Nico. Mi-geek, mi-raisin, il dévore les livres pas quinzaine. Il a tout lu et je l’ai toujours connu un bouquin à la main. J’ai peu de remarques négatives de sa part, et c’est pour ça qu’il a accès aux romans en avant-première. Quand Alison et Anto vont me donner du fil à retordre pour retravailler mon texte, Nico va me mettre du baume au cœur. En fait, c’est mon bonbon à la fraise qui m’encourage à persévérer pour l’amour de la littérature de l’imaginaire. « Nico, c’est bon pour le moral ! »

Et vous, à quoi ressemblent vos bêta-lecteurs ?
Êtes-vous d’accord avec moi au sujet de la famille qui ne doit pas être bêta-lectrice ?

Vous le savez, je suis ouverte à la discussion, alors n’hésitez pas à commenter et à faire part de votre expérience en la matière.

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