Concilier vie professionnelle et vie d’auteure - Les Chroniques de Jo
635
post-template-default,single,single-post,postid-635,single-format-chat,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-17.2,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.6,vc_responsive

Concilier vie professionnelle et vie d’auteure

Être auteur à temps plein, gagner sa vie uniquement grâce à l’écriture. Tel est le rêve de tous les écrivains. Malheureusement, pour grand nombre d’entre nous, la réalité est tout autre.

En effet, nous sommes souvent peu enclins à divulguer nos revenus. Car il ne faut pas oublier que comme toute activité, lorsqu’il y a des recettes, il y a aussi des dépenses. Certains font le choix d’effectuer une profession en lien avec l’écriture ou les métiers du livre pour dégager un salaire « décent » à la fin du mois. Pour être tout à fait honnête, non, on ne gagne pas énormément.

L’administration et l’écriture

Pour ma part, mon chemin de vie m’a guidé il y a longtemps vers un tout autre univers : la fonction publique territoriale. Dans le respect de mon devoir de réserve et de discrétion professionnelle, je tairai le nom de la collectivité pour laquelle je travaille. En revanche, il me semble intéressant de partager mon expérience dans la conciliation de ces deux activités bien différentes.

Suite à la réussite des concours, je suis cadre A (attaché), ce qui signifie que j’occupe un poste à responsabilité. Lorsque je suis sur mon lieu de travail, je ne peux pas « flemmarder » ou me mettre à rêver à Zéladonia. Au début, je suis parvenue à jongler en restant à 80% (car oui, j’ai aussi des enfants et une vie de famille). La journée, j’enfilai ma casquette d’agent territorial de service public, le soir, celle de maman, et plus tard encore, je devenais l’auteure de roman fantastique. Ces journées étaient éreintantes. Passionnantes, mais éreintantes…

 

S’organiser : un vrai casse-tête

Cette organisation n’a duré qu’un temps. Avec le mini-succès que j’ai rencontré avec Zéladonia. Il m’a fallu faire un choix et protéger ma santé. J’ai donc réduit mon activité à 50 % depuis peu. Cette option n’a pas été facile à accepter, notamment lorsque je prends en compte mon degré d’exigence avec moi-même. J’ai réalisé que je me mettais la pression toute seule, vis-à-vis de mon équipe et de l’image que je souhaitais projeter.

Cette expérience de double-activité diamétralement opposée m’a appris à cultiver la bienveillance. Personne ne peut exceller dans tous les domaines. Et si je veux que mes projets d’écriture se pérennisent, je dois y consacrer du temps. Du temps de travail, et non pas du temps de hobbies.

 

Et la loi dans tout ça ?

Très attachée à la réglementation, de par mon parcours professionnel, je déborde d’étonnement devant le flou artistique qui entoure la non-existence de statut pour les auteurs indépendants. Certains exercent leur activité d’autoédités à leur compte, d’autres créent des autoentreprises, et d’autres encore des SAS. Après de nombreuses recherches, et pas uniquement auprès des impôts, le statut d’autoentrepreneur est le plus conseillé.

Mais voilà, les fonctionnaires ont tout à fait le droit de produire des « œuvres de l’esprit » sans demander l’accord de leur hiérarchie. Or l’autoédition sous-tend l’activité d’éditeur. J’ai donc été obligée de régulariser ma situation auprès de ma collectivité et solliciter une autorisation de cumul d’activité pour créer mon autoentreprise. Par chance, le domaine dans lequel je travaille ne peut pas être plus éloigné que l’écriture ou la fantasy (pas de conflit d’intérêts possible).

 

Barrages et blocages

 

Concilier deux activités peut parfois mettre face à de nombreux obstacles :

  •  les difficultés administratives dont j’ai fait mention plus haut,
  •  faire accepter à l’entourage ce changement de situation,
  •  faire accepter à son équipe et sa hiérarchie ce besoin de se réaliser ailleurs,
  •  s’organiser pour dévouer un temps de travail défini à chaque activité (écriture, correction, promotion, blog, réseaux sociaux, etc…)
  •  la fatigue, la lassitude, l’impression d’être partout et nul part à la fois…

 

Les solutions

Bien s’organiser !

Pour ma part, j’utilise une technique d’organisation apprise en formation sur le management. Je compartimente puis je priorise, en fonction de la situation.

Cloisonner est important. Ainsi, sur mon lieu de travail, je suis hermétique à tout ce qui touche de près ou de loin à la littérature.

Ensuite, je consacre du temps à mes activités d’auteurs. Temps uniquement dévolu à ces activités-là.

Agir de cette manière me permet de ne pas avoir l’esprit pollué par mes autres tâches. Selon moi, c’est une discipline nécessaire à la bonne réalisation de chacun de mes projets.

 

Oui, c’est difficile. Après tout, le jeu en vaut la chandelle…

 

Et vous, souhaitez-vous partager vos expériences ? Arrivez-vous à concilier facilement deux ou plusieurs métiers ?
No Comments

Post A Comment