Retour sur la création du monde de Zéladonia - Les Chroniques de Jo
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Retour sur la création du monde de Zéladonia

Zéladonia : voyage en Terramont est le premier roman que j’ai écrit. Mon aîné, avec lequel j’ai essuyé les plâtres et, malheureusement, celui avec lequel j’ai enchaîné quelques bourdes et mésaventures. J’en parle assez dans la partie « pièges à éviter » de ce blog.

Alors qu’il ne m’a fallu que 4 mois écrire le tome 2, Descendance, j’ai passé plus de 5 ans à construire Voyage en Terramont.

Pourquoi, me demanderez-vous ?

Rome ne s’est pas faite en un jour, Zéladonia non plus. Même si je ne suis pas douée en dessin, j’ai dû créer le monde sur le papier avec de nombreux croquis. J’ai fait aussi pas mal de recherches sur le pouvoir de guérison des plantes et sur la flore en général. Avant qu’Emma ne pénètre dans la forêt, tous les peuples et tous les royaumes devaient déjà exister et avoir leur propre règle. C’était, selon moi, la condition sine qua non à la crédibilité de cet univers si spécial que je faisais découvrir aux lecteurs.

En plus, je dois l’avouer, j’ai longtemps considéré Zéladonia comme un loisir créatif, un peu comme du tricot ou de la peinture. C’était quand j’avais envie et quand j’avais le temps. Et avec un enfant en bas âge, à l’époque, vous vous imaginez que j’avais plus souvent des couches à changer que des cartes d’un monde fantastique à griffonner.

Puis, à la naissance de ma fille, alors qu’environ 80% du roman était rédigé, j’ai ressenti le besoin d’achever le texte. Avec cette force nouvelle éprouvée après un accouchement sans péridurale, j’ai affronté mes résistances à faire lire ce que j’écrivais depuis des années.

 

Ceux qui ont découvert le manuscrit brut

Mon premier lecteur : mon mari. Il a adoré, mais n’était pas très objectif, je le crains.

Mes lecteurs suivants : ma mère, très critique mais emballée, mon frère et ma sœur (qui n’ont pas accroché tout de suite).

Dans la naïveté qui me caractérise, j’ai cru que ce serait quand même facile. J’ai fait des envois aux maisons d’édition. Et désillusion, les vraies ne me répondent pas. Les fausses veulent mon argent.

Si j’ai opté pour l’auto-édition, c’est par hasard

Une connaissance de mon mari lui a conseillé le groupe Facebook Auteur indépendant sur Kindle (pour plus de renseignements, consultez l’article sur les groupes d’entraide). En voyant quotidiennement les posts, ça m’a donné envie de me lancer. Le concours des plumes francophones 2018 a été l’occasion de m’y mettre réellement. Je n’avais rien à y perdre, j’allais enfin être lue et découvrir ce que je valais vraiment.

Je me suis plongée à corps perdu dans la compétition. Ce concours permet de comprendre le système de classement d’Amazon ou l’importance des commentaires pour le référencement. Finalement, j’ai fini 6ème dans le classement des notes par commentaire, ce qui est énorme, pour moi, jeune padawan débutante.

Beaucoup de personnes ont adoré Zéladonia et cela m’a donné l’envie de continuer. Le tome 2 s’est écrit tout seul, si je puis dire. Je me suis laissée portée par les encouragements et l’engouement pour le bouquin, et il m’a fallu 4 petits mois de gestation pour pondre la suite des péripéties d’Emma.

Là encore, mon cœur s’emballe à chaque vente ou téléchargement (même illégal). Cela signifie que le lecteur a aimé le premier volet et veut continuer l’aventure avec moi. Quoi de plus flatteur ! C’est parfois addictif de voir en direct le nombre de pages lues sur Kindle qui augmente, augmente, augmente. Pas un jour ne se passe sans que Zéladonia ne soit lu et cela me remplit de fierté.

Prendre le temps d’écrire

Pour le tome 3, je prends mon temps. Finalement, en 2018, j’ai sorti deux bouquins, avec un poste à responsabilité dans l’administration, et mes deux enfants en bas âge. Oui, j’y ai laissé quelques plumes…

Donc, pour ce dernier volet de la trilogie, je dois être sûre que tout sera parfait. Tant pour répondre aux critères d’un professionnel de l’auto-édition, que pour offrir à mes lecteurs un tome 3 à la hauteur de leur enthousiasme. C’est la conclusion d’un voyage qui aura duré plusieurs années pour ces personnages auxquels nous nous sommes maintenant attachés. Rien ne sera bâclé. Je ne vais pas faire un aurevoir à rallonge comme Peter Jackson nous l’a imposé avec Frodon, mais je veux une fin digne ce nom.

 

Pour la suite, j’ai déjà une idée pour une belle fiction romantique qui se construit chaque jour. Non, plus de fantasy, mais je reste dans le genre qui me fait vibrer : le fantastique.

Et après ?

Enfin, comme j’aime le concept d’écriture participative, sachez qu’un quatrième roman se déroulera à Zéladonia. Il s’agit du prequel à l’histoire d’Emma ; celle de notre bon vieux Nathanaël (comme dirait Margarette). Nous connaissons beaucoup d’anecdotes sur son passé, mais les détails de ses aventures attendent qu’une chose : être dévoilés. Et ce n’est pas moi qui vais le faire. Non, non, non…

Je publierai bientôt les règles du jeu. D’ici là, si vous n’avez pas lu Zéladonia, qu’attendez-vous ? Et pour ceux qui guettent la sortie de la suite, patience. Je vous réserve un tome 3 FLAMBOYANT. Ma deadline imposée : mai 2019, mais, vous me connaissez, je suis une hyperactive.

Elle viendra sûrement avant…

Bonne lecture !

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